Description du projet

Greffe de gencives

Micro-chirurgie d’apport gingival

Définition :

La greffe gingivale permet de traiter les personnes souffrant :

  • d’une récession gingivale. Cela signifie que la racine dentaire se dénude : la gencive ne recouvre pas suffisamment les dents.
  • d’un manque de gencive attachée
  • d’un manque de gencive autour d’un implant ou sous un bridge
  • d’un manque d’épaisseur de gencive

A priori, cela n’a rien d’exceptionnel mais les conséquences de cette atteinte ne sont pas anodines : aspect inesthétique, douleurs importantes, diff cultés à maintenir un contrôle correct de la plaque dentaire.

Explication :

Une dent est fixée sur un os dit alvéolaire. Elle est maintenue droite grâce à un ensemble de ligaments et aux gencives qui entourent les racines de la dent. La récession gingivale correspond à une perte du tissu qui recouvre les racines de la dent. La gencive remonte et découvre progressivement la dent. Ce phénomène touche aussi bien les dents maxillaires que mandibulaires.

En conséquence, la gencive n’assure plus son rôle de protection de la dent. La sensibilité au froid, au chaud et au sucré est exacerbée. Les racines de la dent sont moins stables. Le sourire est moins joli.

Les causes :

La récession gingivale peut être liée à la finesse de la gencive, qui est d’origine génétique, à des traumatismes ou encore à l’inflammation due à la plaque dentaire, par exemple. Un brossage agressif peut également être à l’origine d’une récession, de même que les déplacements orthodontiques.

Le traitement :

L’un des moyens pour traiter cette maladie et éviter ses conséquences est l’apport de tissu gingival.

Seule limite : les fumeurs ne sont pas opérés car le tabagisme augmente le risque d’échec.

Le principe consiste à « prélever » un peu de gencive au palais (1mm d’épaisseur) pour la placer sur le site de la récession. L’intervention se déroule sous anesthésie locale. L’intervention en elle-même n’est pas douloureuse car réalisée sous anesthésie (locale, ne pas venir à jeûn). En post-opératoire, le palais est protégé par une « croûte » artificielle. La zone greffée ne doit pas être manipulée pendant 7 à 15 jours (ni brossée, ni regardée : ne jamais soulever la lèvre !), seuls des bains de bouche et des pulvérisations d’acide hyaluronique seront délicatement effectués. Des antalgiques sont prescrits en post-opératoire.

Cette intervention ne donne pas droit à un arrêt de travail. Il faut prévoir d’être gêné dans les jours suivant l’intervention et donc adapter son activité (pas de sport, piscine, sauna, hammam ou montagnes russes pendant 7 jours) ainsi que son alimentation (couper de petits morceaux, pas de café pendant 7 jours).

Les chances de réussite sont supérieures à 90%. Il est possible en une séance de greffer 1 à 10 dents.

Notre plaisir, vous redonner le sourire